Choisir un thème personnel et réel
Il est temps de transformer son portfolio en quelque chose qui se montre. Chaque groupe choisit un sujet qui lui tient à cœur et en fait une production que d'autres pourront regarder.
Choisir un thème personnel et réel
Mettre le sujet en perspective (histoire, territoire, société)
Chercher des documents fiables et sourcés
Réaliser en groupe une production claire et diffusable
Présenter et partager sa production à l'oral
Ce n'est pas le sujet qui est interdit, c'est l'angle. « Le métier de paysagiste » ne passe pas ; « l'histoire des jardins ouvriers dans ma ville » passe très bien — même matière, mais regardée comme une pratique culturelle et non comme une technique.
| Angle | Les questions à se poser | Sur l'exemple |
|---|---|---|
| Histoire | D'où cela vient-il ? Depuis quand ? Qu'est-ce qui a changé ? | Créés à la fin du XIXe siècle pour les familles ouvrières. Aujourd'hui, la demande repart à la hausse — mais pour d'autres raisons qu'à l'époque. |
| Géographie | Où cela se pratique-t-il ? Dans quel territoire ? | En lisière des villes, sur des terrains souvent menacés par la construction. Combien y en a-t-il près de chez moi ? |
| Société | Qui le pratique ? Quelles valeurs, quelles règles, quelles solidarités ? | Un règlement d'association, l'attribution des parcelles, l'échange de plants et de conseils entre voisins. |
Diffusable veut dire deux choses : un support que l'on peut montrer à un public — la classe, une exposition, un jury, les familles — et qui se comprend par quelqu'un qui n'a pas suivi la préparation.
numérique
numérique
numérique
papier ou écran
papier
Avant de rendre, on vérifie trois choses : le titre est clair, le message se comprend vite, les sources sont indiquées.
Savoir à qui je parle : la classe, un jury, des familles.
Une idée principale, tenant en une phrase.
Un titre, des sous-titres, des légendes.
Gros caractères, pas de texte serré.
Chaque document porte son origine : auteur ou organisme, titre, date.
Images personnelles, libres ou autorisées. Accord obligatoire pour une personne reconnaissable, surtout mineure.
J'explique ce que je montre et ce que j'en pense.
Sans moquerie ni stéréotype, sur aucun groupe.
Chacun garde la liberté de son sujet, et l'ensemble forme un seul dossier : celui du groupe classe. La bannière est ce qui relie des productions très différentes sans les uniformiser.
À quoi sert tout ça ? À trois choses. Valoriser une pratique qui compte pour toi. L'interroger, pour comprendre le rôle qu'elle joue dans la construction de ton identité. Et découvrir celles des autres — c'est là que la mutualisation prend son sens.
Le CCF1 — épreuve E1.1 · capacité CG1.1
30 minutes maximum, sans préparation
dans l'établissement
évalué par les enseignants d'ESC et d'histoire-géographie
des documents fournis, ou ta production de l'année
Mobiliser des informations pertinentes, identifier les acteurs et leur rôle, situer dans le temps et l'espace.
→ tes trois angles : histoire, géographie, société
Repérer les enjeux, dire d'où viennent tes sources et ce qu'elles valent.
→ tes documents sourcés
T'impliquer et justifier ton avis par une argumentation cohérente.
→ n'est pas dans la production : c'est toi qui l'apportes
Le travail de production n'est pas une épreuve : c'est ce qui te donne de quoi parler le jour de l'oral. Ce qui est évalué, c'est la façon dont tu construis et défends une position — jamais la position elle-même, ni la qualité graphique du support.
Cette production peut servir de support à l'oral : prépare une courte présentation où chacun parle.
Ne te contente pas d'aligner des images : explique ce que tu montres et ce que tu en penses.
Vérifie tes sources et les droits à l'image avant de diffuser : pour une personne mineure, accord obligatoire.
La production est collective, mais la note est individuelle : il n'y a plus de note de groupe au CCF1.