Fiche de révision · CAP agricole — Biologie
Le cœur et la respiration à l'effort
Lire les adaptations, repérer l'alerte
À l'effort, le cœur accélère et la respiration s'intensifie. Savoir lire ces adaptations, c'est aussi repérer un signal d'alerte.
CG2.2CCF4MG2
1Calculer une fréquence maximale théorique et situer une zone d'effort
3Distinguer un essoufflement normal d'un signal d'alerte
4Bien respirer en musculation
Thème « prévention » du CCF4Une question revient souvent : « comment sais-tu que tu forces trop ? » La réponse combine un chiffre (le pourcentage de FMT) et un ressenti (l'essoufflement). Les deux, pas l'un ou l'autre.
Fréquence cardiaque et zones d'effort
En pourcentage de la FMT
Repos et échauffement< 60 % — on peut parler
Endurance60 – 75 % — on tient longtemps
Résistance75 – 85 % — ça devient dur
Zone haute> 85 % — on ne tient pas
↔ Fais glisser le tableau pour voir toutes les colonnes.
Prise de pouls : compter 15 secondes, multiplier par 4
La fréquence cardiaque est le nombre de battements par minute. La FMT en est le maximum estimé : elle diminue avec l'âge, d'environ un battement par année.
On ne compare jamais deux personnes par leurs battements bruts. À 145 battements, une personne de 22 ans est en endurance ; une personne de 55 ans, dont la FMT est de 165, est déjà à 88 % — c'est-à-dire au-delà de 85 %. Seul le pourcentage de FMT permet de comparer.
La récupération
Ce que la descente indique
| Ce qu'on observe | Ce qu'il faut retenir |
| Ce qui se passe | Après l'effort, la fréquence cardiaque redescend progressivement vers sa valeur de repos. |
| Ce qu'on regarde | La première minute : plus la baisse y est rapide, meilleure est la condition physique. |
| Ce qui alerte | Une FC qui reste élevée longtemps après l'arrêt. On ne reprend pas, on signale. |
Essoufflement normal ou signal d'alerte
La distinction qui compte
Essoufflement normal
- Proportionné à l'effort fourni
- Disparaît vite à l'arrêt
- Sans autre signe associé
Signal d'alerte
- Essoufflement disproportionné ou persistant
- Gêne dans la poitrine
- Sifflement à l'expiration
Le mot qui distingue les deux : proportionné. Être essoufflé après avoir monté une brouette de terre est normal ; l'être après avoir marché vingt mètres ne l'est pas.
1. ArrêterOn interrompt l'activité immédiatement. On ne « finit pas la série ».
2. PrévenirUn adulte responsable : enseignant, chef d'équipe, maître de stage.
3. Ne pas laisser seulOn reste avec la personne jusqu'à l'arrivée de quelqu'un.
Respirer en musculation
Expirer à l'effort
| Repère | Ce qu'il faut retenir |
| Le cycle | Une inspiration suivie d'une expiration. Au repos : 12 à 20 cycles par minute. |
| La règle | On expire pendant l'effort — quand on pousse ou qu'on soulève — et on inspire au retour. |
Ne jamais bloquer sa respiration
Bloquer sa respiration en poussant fait monter la pression dans la cage thoracique. Cette pression gêne le retour du sang au cœur, et le cerveau reçoit brutalement moins de sang : c'est le vertige, parfois le malaise. La règle vaut aussi sur un chantier : on souffle en soulevant un sac ou une dalle, on ne bloque pas.
Les repères à retenir
220 − âgefréquence maximale théorique (FMT).
60-75 / 75-85 %endurance et résistance, en pourcentage de la FMT.
15 s × 4prise de pouls : on compte 15 secondes et on multiplie par 4.
12 à 20cycles respiratoires par minute au repos.
Le vocabulaire
- Fréquence cardiaque — Nombre de battements du cœur par minute.
- Fréquence maximale théorique — Estimation du maximum de battements par minute : 220 − l'âge ; elle diminue avec l'âge.
- Cycle respiratoire — Une inspiration suivie d'une expiration.
- Récupération — Retour de la fréquence cardiaque vers sa valeur de repos après l'effort.